Avertissement

Posté par Le Lensois Normand le 13 février 2012

   Suite à des abus, je suis désolé de préciser que les articles de ce blog ont été écrits après plusieurs semaines de recherches et de mise en page. Il ne peuvent donc être reproduits, que ce soit sur papier ou sur Internet, sans avoir obtenu au préalable l’autorisation de l’auteur et en citant clairement les sources. Toute utilisation commerciale est strictement interdite.

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LENS vu du ciel

Posté par Le Lensois Normand le 13 février 2012

Pour ceux qui aiment, voici deux séries de photos de Lens vu du ciel dans les années 50/60

 

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Les Cableries de Lens

Posté par Le Lensois Normand le 4 février 2012

    Un autre site légendaire de Lens est en train de changer d’aspect. Ils faisaient parti du paysage; on les appelaient les «Laminoirs» ou les «Cableries», les plus jeunes ont du dire «Nexans». Ce lieu où tant de lensois ont passé des heures de labeur va devenir un grand complexe immobilier. L’occasion de raconter en quelques photos l’histoire des LTCL.

   Arthur Stiévenart installait en 1855, soit quelques années après l’ouverture des premiers puits de mine dans le Pas-de-Calais, un atelier de fabrication de câbles en chanvre pour la batellerie et la marine. Quelques années plus tard, la société prenait son essor en livrant des câbles plats pour le forage des puits.

   Sa fille épouse Georges Gaillard qui prend la tête de cette entreprise de 1918 à 1938. Le nom officiel devient : Établissements Gaillard-Stievenart (Laminoirs, Tréfileries, Câbleries de Lens).

   En juin 1940, l’entreprise fonctionne au ralenti mais le personnel fait preuve de résistance à l’ennemi. Preuve en est : trois ouvriers sont fusillés.

   En 1944, après les bombardements subits par Lens, l’usine est gravement endommagée et cesse son activité jusqu’en septembre. Un an plus tard, Géry Haynau en devient Directeur général.

   Vue aérienne de l’usine dans les années 60

Le siège social, un bâtiment à l’architecture remarquable

   Dans les années 50, la production de câbles en acier est transféré à Loison. En 1955, la Direction Générale est confiée à Pierre SOUDRE qui sera remplacé par Roger HENRIET en 1967.

  En 1958, l’entreprise fabrique les câblés qui serviront à la construction du Pont de Tancarville et en 1969, ceux qui supporteront la toiture du Stade Olympique de Munich.

Le Pont de Tancarville

La toiture en acier du Stade de Munich

   Au 31 décembre 1978, le groupe comprend 1178 employés.

   En 1979, Nexans prend le contrôle des LTCL de Lens. En 2006, le site de la rue de Londres est fermé.

  Sur 55 ha, à la place de cette légendaire usine (et de quelques maisons des Mines voisines), un chantier de près de 400 logements est en cours. Le bâtiment qui servait de siège social devrait être conservé et un centre commercial construit.

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Le Dispensaire de la Caisse de Secours des Mines de Lens

Posté par Le Lensois Normand le 24 janvier 2012

    Le 16 février 1931, à l’initiative d’Alfred Maës, Président du Conseil d’Administration, la Caisse de Secours des Ouvriers et Employés des Mines de Lens dispose d’un nouveau dispensaire ultra-moderne. Il offre aux mineurs et à leur famille une médecine gratuite dont tous les composants sont réunis en un seul lieu.

   Ce grand édifice est situé entre les rue Eugène Bar et le Boulevard Basly sur un emplacement acheté à la ville. Il comprend un hall d’accueil spacieux, une pharmacie, des laboratoires d’analyse, des salles de radiologie, des cabinets de médecin généraliste et spécialiste, des salles de soins pour les infirmières, des appartements, une grande salle de réception, le bureau d’Alfred Maës et un garage avec des véhicules d’intervention. 

   Grâce aux photos transmises par Catherine, faisons une petite visite de ce dispensaire. Elle rappellera certainement de nombreux souvenirs aux plus anciens. Une occasion aussi de voir quel était le matériel médical de l’époque.

 

Alfred Maës pose en compagnie du personnel qui semble savoir s’amuser :

 Le bâtiment a été acquis par la Ville de Lens à la Société de Secours Minière en 1970 (conseil municipal du 23 octobre 1970). La dénomination Centre Léon Jouhaux date de 1975 :

    Aujourd’hui, le propriétaire de ce bâtiment est Pas-de-Calais Habitat (un acte notarié a été signé en 2010 entre la Ville de Lens et Pas-de-Calais Habitat pour la cession de ce bâtiment). Il est occupé par des associations pour leurs permanences et réunions (une convention a été signée entre la Ville et Pas-de-Calais Habitat pour une mise à disposition provisoire des locaux permettant pour quelque temps encore de continuer une partie des activités associatives ayant lieu dans les salles du centre Jouhaux : Planning familial, chorale lensoise, etc…). (Merci à Aurélie David pour ces précisions)

 

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Sauvage et sans aucun respect !

Posté par Le Lensois Normand le 13 janvier 2012

  Ceci ne se passe pas à Lens mais à Liévin, ville de mon ami Christian qui m’a signalé ce fait. Voici une photo issue de Google Earth du Rond Point Sainte Barbe à Liévin :

  Devant le chevalet de la fosse 3 des Mines de Lens de la cité Saint-Amé (lieu de la dernière grande catastrophe minière du bassin en 1974) se trouve ce monument. Situé sur le Rond-Point Sainte-Barbe, le Mémorial National «Hommage aux mineurs» est l’oeuvre du sculpteur hongrois Ferenc Nagy.

  Il a été officiellement inauguré le 27 décembre 1994 à l’occasion du 20ème anniversaire de la catastrophe de Saint-Amé. Sa réalisation a fait l’objet d’une souscription publique. Des milliers d’anonymes ont ainsi participé au financement de ce mémorial pour rendre hommage au peuple de la mine.

  C’est beau de se souvenir des sacrifices de nos anciens et d’en conserver le souvenir avec ce genre de sculpture.

  Mais quand on en fait ça :

 

  On ne peut être que scandalisé par le manque de respect de cette entreprise. Les publicistes aujourd’hui ne travaillent que pour que l’on parle de leur produit quelques soit le moyen utilisé.

  Ce serait bien que nos élus interviennent rapidement pour faire retirer cette publicité et que le propriétaire de cette entreprise présente ses excuses  à tous ceux qui ont souffert du dur travail de mineur.

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1937 : Première Foire Commerciale de Lens

Posté par Le Lensois Normand le 9 janvier 2012

Merci à Catherine, une passionnée de l’histoire de Lens, pour tous les documents qu’elle me transmet avec autant de patience.

  

  La première foire commerciale de Lens a lieu du 19 au 30 juin 1937. Elle est organisé grâce à une subvention du Comité d’Action rattaché à la Loterie des Régions Libérées (créé après la première guerre mondiale). La municipalité lensoise, dirigée par Alfred Maës, avait décidé que l’utilisation de cette subvention irait à une grande fête populaire pour tous les lensois et dont bénéficieraient les commerçants et artisans locaux.

    Dans une agglomération de 280 000 habitants à l’époque, la Foire de Lens ne peut que réussir. Un comité d’organisation est aussitôt formé. L’une de ses premières tâches est la création de l’affiche.

    Le mineur dessiné sur un fond représentant l’industrie minière symbolise la force et la prospérité qui commence à renaître avec l’amélioration de la production charbonnière.

    Tout de suite, le nombre de volontaires pour participer à l’organisation de cette foire engendre des difficultés. Pour répondre à cela, un Conseil d’Administration est constitué. Le Président en est M. Clotaire Dengreville, Adjoint au Maire, il est assisté de MM. Pullemulle, Allix, Fauvet, Delcourt. Ce Conseil désigne comme Commissaire Général Edmond Buridan, garagiste sur le Boulevard Basly.

 

    Aidée par Alfred Maës et la ville de Lens ainsi que par la Compagnie des Mines dirigée par M. Maxime Bucher, l’organisation est rapidement au point : le choix des exposants et du programme de la quinzaine sont ainsi déterminés.

  Le samedi 19 juin 1937, à 14 heures, la Première Foire Commerciale de Lens ouvre ses portes sur la Place de la République.

   Aussitôt, les visiteurs affluent de tout le bassin minier. A 15h00, M. Allix procéde au couronnement de la Reine de la Foire, Yolande Aubry et de ses demoiselles d’honneur, Louison Montois et Florence Dehoucq. Deux heures plus tard, c’est la réception officielle par les organisateurs de MM. Alfred Maës, Député Maire de Lens et Paul Sion, son adjoint également Député.

   Ces personnalités accompagnent la Reine et ses dauphines dans une visite de la foire, s’arrêtèrent devant chaque stand et échangent quelques paroles avec les exposants. Le Maire félicite particulièrement les élèves de l’école primaire supérieure de Lens et leur directeur, M. Lucas.

  Le dimanche 20 juin, Alfred Maës et M. Bailly, sous-préfet de Béthune remplaçant le ministre du Travail Lebas, retenu à Paris par les évènements, procèdent à l’inauguration officielle de la Foire.

  Chaque jour voit une animation différente. Après les concerts des Harmonies de Billy Montigny et des Mines de Lens le dimanche, le lundi 21 sont organisés: une course cycliste, ‘Le Grand Prix de la Foire’ qui est remporté par un lensois nommé Thain, le tirage au sort de la tombola de la Société de Secours Mutuels, des représentations de la ‘Société des Ecossais de Noeux les Mines’ et, pour finir, un concert de l’harmonie Ouvrière Municipale.

   Le mardi 22 est consacré à la colombophilie, ‘sport’ très en vogue dans le pays minier. Les ‘coulonneux’ lâchent des milliers de pigeons dans le ciel lensois.

   Mercredi 23 : on a déjà dépassé les 30 000 visiteurs depuis l’ouverture. Ce soir là, c’est la Symphonie Accordéoniste Ouvrière Lensoise qui donne l’aubade. Le lendemain jeudi, comme il n’y a pas d’école, c’est le jour des enfants : théâtre de marionnettes, clowns,  jeux et gonflage de ballon que chaque enfant, après l’avoir étiqueté à son nom, laisse s’envoler dans le ciel bleu de Lens.

  Autre activité de l’époque le vendredi 25 : la gallophilie. Ce mot étrange évoquant plus une maladie qu’une distraction désigne en réalité les combats de … coqs, très populaires à l’époque. Sur la brochure relatant la foire, il est même écrit : ‘Un massacre général termina les concours’; concours qui est remporté par M. Eugène Hette de Lens dont le coq est aussitôt surnommé ‘Le Massacreur’.

   Retour au calme le samedi avec le concert de la Société Philharmonique Lensoise et les démonstrations sportives de la société ‘L’Espérance’ de Harnes.

  Le dimanche 27 est consacré à l’amitié franco-polonaise en présence de M. Matusinski, Consul de Pologne à Lille : de nombreuses sociétés polonaises participent au défilé en ville, au dépôt de gerbes au Monuments aux Morts et au grand banquet avant d’animer l’après midi avec des ballets, spectacles, chants, concerts et exercices acrobatiques. Parallèlement, une grande course motocycliste organisée par le Moto Club Lensois regroupe plus de 250 concurrents.

   Lundi 28 : la compagnies d’acteurs comiques ‘Les Intimes de Beuvry’ animent la journée de leurs spectacles burlesques. Le soir, c’est la société de ‘La Jeunesse de Loison’ qui donne un grand concert devant un public nombreux.

   Mardi 29 : ‘Faite chauffer les cartes’ : la journée entière est consacrée à un immense concourt de manille dans la salle des Fêtes de la Foire.

   Le lendemain arrive la journée de clôture. La fête se termine en apothéose avec la passage du Tour de France près de la foire (Place Jean Jaurès), un grand gala de boxe, un concert de l’Harmonie des Enfants de Lens et l’annonce du résultat du grand concours photographique.

  Le soir, une grande fête de nuit termina le programme des festivités.

  La Foire Commerciale eut lieu également en 1938, du 30 avril au 12 mai et du 29 avril au 14 mai 1939.  L’affiche reprit la même image lors de chaque édition. La foire fut interrompue en 1940 pour les raisons que l’on connait.

  En 1939, un bureau temporaire philatéliste fut ouvert avec un cachet postal spécifique à la foire.

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BONNE ANNEE 2012

Posté par Le Lensois Normand le 31 décembre 2011

Les lensois normand vous souhaite à tous une excellente année 2012, avec encore plein de découvertes à venir sur l’histoire de notre ville.

Grâce à vous tous, nous avons dépassé il y a quelques jours le stade des 150 000 visites sur l’ensemble des 4 tomes des blogs du lensois-normand.

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Passons au tome 4

Posté par Le Lensois Normand le 18 décembre 2011

   Pour faire face à quelques difficultés techniques dues au changement de plateforme de l’hébergeur de ce blog,  j’ai créé dès maintenant le tome 4 du Lensois Normand.

 Peut être certains articles futurs seront ajoutés à celui-ci (comme celui ci dessous concernant les photos allemandes de Lens en 1916) mais la publication de ceux concernant les Maires de Lens du 20è Siècle sera mise en ligne dans le tome 4.

 Pour aller les voir , il faut aller ici :   http://lenstome4.canalblog.com/ ou taper cette URL dans votre navigateur.

  Pour mémoire,

le tome 1 est ici : http://chti76.unblog.fr/

le tome 2 ici : http://lelensoisnormand.unblog.fr/

J’espère que, comme le démontrent les statistiques de ces blogs,  vous aurez toujours autant de plaisir à lire les articles sur la ville de LENS. Avant la fin de l’année, nous aurons atteint les 150 000 visites sur l’ensemble des 3 tomes.

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1916 : Les photos allemandes de Lens

Posté par Le Lensois Normand le 18 décembre 2011

  Depuis octobre 1914, les troupes allemandes se sont installées à Lens. Elles n’en repartiront, vaincues, qu’en 1918.

  Lens n’était alors plus qu’un amas de ruines, les Prussiens avaient tout détruit avant de partir. Mais beaucoup de dégâts avaient aussi été occasionnés par les artilleries alliées (surtout anglaises et canadiennes).

  Dès 1916, les occupants prirent des photos des premières conséquences de ces bombardements, certainement dans le but d’en faire de la propagande. Voici quelques photos allemandes de Lens en 1916.

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Le descendant d’un Lensois brille au Québec

Posté par Le Lensois Normand le 6 décembre 2011

    Regardez bien ce petit garçon en culottes courtes qui fait sa communion privée dans les corons de Lens.

     Qui pouvait imaginer à l’époque que 55 ans plus tard, c’est à l’autre bout de l’Atlantique qu’un de ses petits fils deviendrait une star ? Là-bas, le sport national n’est pas le football (ou le soccer comme ils l’appellent), c’est le hockey sur glace. Leur équipe favorite n’est pas le RC Lens (que personne ne connait d’ailleurs à part quelques français expatriés) mais les Canadiens de Montréal qui, tous les week-end, font vibrer des milliers de québécois au Centre Bell.

  Lui ne joue pas encore aux ‘Canadiens’ mais ça viendra un jour tant il est doué. Déjà, il porte fièrement son nom dans le dos de son chandail (maillot en français). 

   C’est chez le «Mistral de Laval» (une ville de la banlieue de Montréal) qu’il évolue où il est dans la catégorie des «Novices B». Et pas mal du tout d’ailleurs ! Son objectif lors de chaque match : «le jeu blanc», c’est à dire pour un gardien ne pas encaisser le moindre but de toute la partie. Et il y arrive, le bougre ! Il lui est même déjà arrivé de remporter la «rondelle du match» (la rondelle est appelée palet en France), c’est à dire être désigné le meilleur joueur de la rencontre et repartir fièrement à la maison avec le précieux trophée.  Nul doute qu’à ce moment ses parents et ses sœurs doivent être fiers de lui. Son papy aussi !!!!

  Mais lui comme il aime ‘niaiser’ (taquiner, narguer’ chez nous), ça le fait rire, le filou !

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