Lamendin par Lamendin

Posté par Le Lensois Normand le 25 juillet 2012

  Un peu de publicité pour un ouvrage formidable dont l’auteur vient de gentiment me transmettre un exemplaire.

  Monsieur Henri Lamendin, passionné d’histoire et d’Arthur Lamendin,  le Député-Maire de Liévin et secrétaire du syndicat des mineurs du début du 20è siècle, a publié aux Éditions Guillestre cet ouvrage intitulé ‘LAMENDIN et ….‘.  Magnifiquement illustré, écrit avec passion, fourmillant d’évènements et d’anecdotes issus de recherches approfondies, ce livre d’histoire se lit comme un roman.

  A conseiller à tous les passionnés de l’histoire du Pays Minier.

Lamendin par Lamendin dans Histoire Hlamendin

  Pour se le procurer, contacter l’Imprimeur à cette adresse :

B & Ph. Labouré, 12 place de la Mazelière 05200 EMBRUN – tel  : 04 92 43 00 89

  Vous ne paierez que les frais d’imprimerie et d’envoi, car M. Henri Lamendin ne désire aucun droit d’auteur.

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Une légende lensoise et syndicale disparaît : Marcel Barrois

Posté par Le Lensois Normand le 12 juillet 2012

   Après plus de 50 ans à la tête du syndicat CGT des Mineurs, Marcel Barrois est décédé mardi à la polyclinique de Riaumont à Liévin à l’âge de 86 ans. Figure emblématique du bassin Minier, il s’est toujours battu pour la défense des gueules noires.

Une légende lensoise et syndicale disparaît : Marcel Barrois dans Informations barrois

   Marcel Barrois est né à Sains-en-Gohelle. Dès ses 14 ans, il a commencé sa carrière de mineur de fond à la fosse 7 de Barlin. Fils d’un militant communiste et cégétiste, c’est tout naturellement qu’il s’est très vite engagé dans la lutte syndicale au sein du syndicat CGT. Il a connu la Résistance pendant la guerre, les grèves de 1941 dirigées autant contre l’ennemi que contre les directions des Compagnies. Il en avait fait le sujet d’une exposition à la Maison Syndicale de Lens (dont il était le Président) lors du 70e anniversaire de ce mouvement ouvrier en 2001. Lors de la grande grève des mineurs de 1963, il était parmi les leaders avec Léon Delfosse et Henri Martel.

  Militant au Parti Communiste, il avait aussi été Conseiller Régional et était toujours Président du Syndicat CGT des Mineurs Retraités et Veuves de Mineurs. Il a créé l’association « Mémoires et Cultures » destinée à conserver l’histoire de la Mine.

  Tous ceux qui sont passé à la Maison Syndicale de Lens ont du le croiser puisque c’était sa seconde demeure.

  A lire l’article sur Marcel Barrois sur le site de Nord-Eclair (cliquer ICI) et dans le n° 50 de Gauheria «Marcel Barrois et la grève de 1963»

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Manifestation des mineurs en grève Place du Cantin à Lens en 1963

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1952 : les Fêtes du centenaire du Charbon à Lens

Posté par Le Lensois Normand le 21 juin 2012

   Du 14 au 29 juin 1952, la capitale du Pays Minier est de nouveau en liesse: on y fête en grandes pompes le centenaire du charbon à Lens : la Société d’Exploitation de la Compagnie des Mines de Lens fut en effet constituée le 11 février 1852. Le journal du groupe de Lens-Liévin des HBNPC titre sur cet événement.

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    Pourtant, tout le monde ne voulait pas de cette fête : Au Conseil Général, le 19 mai 1952, le maire communiste d’Outreau Jean Bardol refuse de voter une subvention à la ville de Lens pour ces fêtes du centenaire du charbon. Pour lui, ces festivités glorifient un siècle d’exploitation féroce.

    Cependant, elles auront bien lieu ces fêtes et elles seront grandioses ! La Ville de Lens se joint à la direction locale des HBNPC pour son organisation. L’évènement est jugé si important que les PTT éditent une flamme postale à cette occasion.

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   Tout commence le 14 juin avec une retraite aux flambeaux et un grand défilé à travers la ville de chars ayant pour thème le charbon, la mine, les mineurs et leur travail, leurs loisirs …. Chaque cité, chaque association a fait le sien : de la période d’avant le charbon quand Lens n’était qu’une bourgade agricole à la lampe de mineurs géante.

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   Donc ce samedi, le cortège s’est rassemblé sur la place Jean Jaurès où un feu d’artifice est tiré. Plus de 15 000 lensois y sont regroupés malgré la pluie pour admirer le spectacle. Puis, entouré d’une haie continue de feux de Bengale, le défilé suivi par la foule se dirige à travers les rues de Lens décorées vers la Salle des Fêtes de Place du Cantin.

    L’Harmonie Municipale et celle des Mines de Lens réunies y donnent un concert. Une fois celui ci terminé, un animateur surnommé ‘Napo’ annonce l’ouverture officielle des fêtes du Centenaire.

    C’est alors qu’apparait sous le feu des projecteurs, un splendide char supportant la reproduction de la fosse 1 qui se trouve sur la Route de Béthune, la première à avoir été mise en service par la Compagnies des Mines de Lens en 1852.

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    Le concert est suivi d’un grand bal populaire animés par deux orchestres. La foule est si nombreuse que des couples vont danser dans les jardins attenant à la salle et même sur la place où la musique est retransmise par des hauts-parleurs.

    Le lendemain après une courte nuit, Lens reçoit Madame Auriol, épouse du Président de la République. Venue inaugurer le Centre médico-scolaire de la rue Lamendin et le Centre de Formation des Mines de Lens de la Route de Béthune, Madame Auriol rend aussi visite à deux vieilles dames, mesdames Lheureux et Sénécaut qui furent parmi les dernières femmes  »mineurs de fond » vers 1876.

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   Puis l’épouse du Président, accompagnée par le Docteur Schaffner, Maire de Lens et M. Michaux, Directeur du Groupe Lens-Liévin des HBNPC, rend visite aux frères Flanquart qui totalisent à eux sept 245 années de travail au fond. Ces derniers seront d’ailleurs invités à un repas dans un grand restaurant lensois dont l’histoire ne donne pas le nom.

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   L’après midi, au Stade Bollaert, c’est la Fête des Écoles lensoises. Tous les élèves des cours moyens se regroupent à leur école avant de défiler au pas jusqu’au Stade où, tous ensemble, ils exécutent les lendits ou des exercices gymniques. Dans la tribune, MM. Schaffner et Michaux félicitent les élèves mais aussi M. Percheron, Inspecteur de l’Education Nationale et Vermerch, professeur de gymnastique, l’organisateur en chef des mouvements d’ensemble.

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  Puis vint la fête de nuit : sur un podium installé sur la pelouse du Stade Bollaert, les Concerts Colonne dirigés par le Maître Gaston Poulet lancèrent la soirée avant de céder la place à la célèbre danseuse Janine Charat. Puis vient le tour de la chanteuse Agnès Léger de l’Opéra de Paris, Line Renaud, la  »régionale de l’étape » et les fantaisistes lillois Verlor et Davril.

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    Les festivités ont continué toute la quinzaine : tournois de football, de basket, jeux de cartes, de javelots, concours colombophiles, exposition au Centre de Formation des Mines avec visite de la Mine-Image, galas musicaux et cinématographiques.

 L’APOTHÉOSE :

    Le dimanche 29 juin, c’est l’apothéose avec la Grande Fête de Clôture au Stade Bollaert. Le soleil et la chaleur font que les gradins sont pleins à craquer comme lors des grands matches du RCL.

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   Dès 8 heures la journée commence avec une démonstration des meilleurs chiens de défense du bassin minier. A 15h00 se joue la finale du Tournoi du Charbon de football qui est suivie de la remise du prix du concours du plus beau bébé à Danielle Thierry, fille d’un mineur de la Fosse 1.

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Pendant ce temps, le défilé s’est mis en marche et traverse la ville en direction du Stade Bollaert où il arrive par le Jardin Public. Un tour d’honneur est effectué par les différentes harmonies participant à la fête (Escarpelle, Bruay, Marles, Abscon, Noeux et Liévin) et des chars décorés qui ont pour thème :  »Le développement industriel et commercial à Lens depuis 100 ans ».

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    Puis, à 18h00, moment suprême avec, après que toutes les harmonies aient entonné dans un ensemble parfait la Marseillaise, la remise de la Légion d’Honneur à cinq mineurs méritant. Louis Delattre, le doyen des Mineurs habitant de la cité Chouard, embauché en 1879 comme galibot à l’âge de 12 ans, reçoit à 86 ans cette haute distinction voulue par Vincent Auriol lui-même. Avec lui sont aussi honorés Messieurs André d’Oignies, Beudin de Valenciennes, Chevalier de Sallaumines et Loison d’Auchel. La distinction leur est remise par le Ministre des Transports, des Travaux Publics et du Tourisme, André Morice.

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    Et à 21h30, toujours sur le podium installé sur la pelouse du Stade Bollaert, c’est le gala de clôture des fêtes du Centenaire.

    Le chansonnier du Grenier de Montmartre Denis Michel ouvre le spectacle puis devait suivre d’après le programme le  »célèbre mannequin parisien  » Praline défilant avec les toilettes du célèbre couturier Pierre Balmain. Mais souffrante, elle fut remplacée en dernière minute. Puis des acteurs comiques américains suivis de marionnettistes, des acrobates du Cirque Pinder, le spectacle canin du cirque Knie, les danseuses du Lido : le Quartette Grip, les Rolwoods, patineurs-acrobates, d’autres encore, danseurs, jongleurs, cyclistes burlesques accompagné de l’orchestre de Roger Roger qui emmenèrent les spectateurs jusque tard dans la nuit.

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   Le lendemain, la cité minière retrouve son calme : des mineurs redescendent au fond, les employés communaux et ceux des houillères nettoient la ville et le stade … mais dans la mémoire de tous ceux qui ont participé à la fête, que ce soit en tant qu’acteur ou spectateur, elle restera inoubliable ! Nul ne doute alors que moins de 20 ans plus tard, la mort de l’exploitation charbonnière dans le bassin minier artésien sera annoncée. En 1971, la fosse 1 Sainte Élisabeth, invitée d’honneur des Fêtes du centenaire, est remblayée…

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‘Le 14′ : souvenirs, souvenirs ……

Posté par Le Lensois Normand le 30 mai 2012

   De passage quelques jours à Lens dernièrement, je ne pouvais faire sans aller du côté ‘du 14′, dans les corons de ma jeunesse. Car si aujourd’hui, l’appellation officielle est ‘La Cité 14′, de notre temps, nous disions simplement : ‘J’habite au 14′.

   Et qui dit qu’il n’y a rien à Lens ? Rien que pour faire un petit tour du côté du 14, j’ai trouvé une quarantaine de photos à publier tout en ne sélectionnant que les plus intéressantes.

   Alors, allons ensemble faire un tour ‘au 14′ avec quelques clichés en noir et blanc d’époques différentes, parfois retouchées, qui raviveront nos souvenirs de jeunesse.

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   ‘Le 14′ se situait sur la côte 70, là où eurent lieu les plus terribles batailles de la Première Guerre Mondiale.  Comme quasiment toute la ville de Lens, l’endroit a été entièrement ravagé. Voici notre cité vers 1920, au début de la reconstruction :

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   Côté ‘ville’, le ’14′ débute au niveau de l’ancienne Maison de Retraite, Route de La Bassée, face à laquelle on trouve les premiers corons au ravalement blanc.

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   Devant chaque maison, on trouvait un jardin potager remplacé aujourd’hui par un parking.

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   En continuant vers le nord, on trouve la Place Cauchy où avait lieu la ducasse du 14. Face à la place, le Café Pierru était le siège des supporters du RC Lens, section ‘fosse 14′.

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  Aujourd’hui, la café-tabac existe toujours, il a été renommé : ‘Le Celtique’.

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    A l’angle de la Place Cauchy et de la Route de la Bassée, la Coopérative des Mines (où a travaillé ma petite sœur). Cet immeuble abrite maintenant une succursale de la Caisse d’Epargne.

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  De l’autre côté de la Place, l’ancien dispensaire du 14 semble aujourd’hui abandonné.

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   Les corons sont de part et d’autre de la place :

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   A l’extrémité de la place, la rue Galilée qui rappellera des souvenirs à certains …

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    Nous revenons ensuite sur la Route de la Bassée pour y rencontrer deux édifices bien connus des habitants du 14. D’abord la Chapelle Ste Thérèse. Elle dépendait de la paroisse St Edouard du 12 et a été depuis désacralisée et transformée en appartements mais son clocher original a été conservé.

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   D’architecture d’avant garde pour l’époque, une messe y été célébrée tous les dimanches dans les années 60.

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   Tout près de là se trouve toujours l’école maternelle qui a pris le nom de La Fontaine. L’une de mes sœurs y a travaillé et c’est là que nous avons passé nos premières années scolaires.

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   Derrière cette école, il y eut pendant quelques années le Collège Jean Zay qui était une annexe de Michelet. Il se situait près de rues typiques de corons blancs comme la rue Leibnitz.

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  Encore derrière fut construit dans les années 60 , le Lycée Technique qui ne s’appelait pas encore Lycée Auguste Béhal.

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      De retour sur la Route de la Bassée qui constitue l’axe principal de la cité pour voir que les corons n’ont pas beaucoup changé entre ces deux photos prises à environ 40 ans d’intervalle.

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    Nous allons laisser sur notre gauche la rue Saint Edouard qui mène à l’église du même nom et à la cité 12…

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   … pour trouver le lieu où sont installés divers commerces. A notre époque, on pouvait y trouver un primeur, un boulanger (Rogeot, je crois), une boucherie, la CCPM, etc …. Et le seul établissement qui porte toujours aujourd’hui le même nom est le café-bar « Chez Néné ».

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   Ces commerces précèdent la rue d’accès à l’entrée de la fosse 14 sur le carreau de laquelle a été construit un terrain de football.

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  Ouverte dès 1904 et appelée aussi Fosse St Émile ou Émile Bigo, elle est ré-ouverte après la première guerre vers 1920. Elle cesse d’extraire dès 1938 et assure alors le service du personnel et du matériel. 

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   Elle est définitivement arrêtée en 1967 et remblayée la même année. Le chevalet est abattu le 20 Février 1974.

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  Aujourd’hui, de la fosse 14, il ne reste qu’une plaque de métal symbolisant l’endroit où se trouvait le puits avec une épitaphe  rappelant seulement les années de naissance et de fin d’activité de la fosse.

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   Face à l’entrée de la fosse, se trouve toujours la superbe battisse qu’était la maison de l’Ingénieur.

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   Encore quelques barres de corons de la Route de La Bassée.

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  Nous tournons ensuite à gauche pour trouver l’endroit qui nous est toujours cher : la Rue Lamennais. Au n°3, un jour de mai 1952, y est né le ‘Lensois-Normand’.

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   C’était une grande maison de briques rouges avec un immense jardin que notre père entretenait avec passion et amour.

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  En face de notre maison, se trouvaient d’autres habitations identiques à celles ci-dessous. Elles étaient plus petites (ne comprenant généralement que deux pièces) et étaient destinées aux pensionnés des Mines mais où vivaient surtout des veuves de mineur. Vétustes, elles ont été détruites à la fin du 20ème siècle pour être replacées par des logements locatifs.

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  On se souvient que notre rue était vivante dans les années 60. Pas par la circulation automobile qui était rare alors mais par l’âme que lui donnaient les habitants au quartier. En citant Daniel Guichard, on peut dire de cette époque : ‘Chez nous, y’avait pas la télé, c’est dehors qu’on allait chercher l’évasion …’.

   Qui ne se rappelle les commerçants ambulants ? Lorsque le ‘marchand de beurre’ ou le ‘marchand de bière’ passaient, c’était l’attroupement autour du camion et l’occasion pour tous de se retrouver à nouveau. On attendait aussi le livreur de charbon (SOLECO, route de La Bassée) qui vidait une partie de son camion devant les soupiraux dans une poussière atroce ou le camelot cherchant fortune en criant à tue-tête ‘Peau d’lapin!’ afin de récupérer l’enveloppe de l’animal que le mineur avait tué pour le repas dominical précédent. Mais pour les enfants, la récompense (souvent du dimanche), c’était de voir arriver le ‘marchand de glaces’ avec sa petite carriole !

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  A l’autre extrémité de la rue Lamennais se trouve le cimetière nord …

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   … attenant au « Stade du 14″ nommé depuis Stade Debeyre, là où jouait (et joue toujours) le club de l’AS Lens. Dans notre jeunesse, du stade, on voyait la fosse 12 et même les terrils du 11/19.

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  Voici l’entrée du Stade photographié cette année. Sur la gauche, la Route qui mène à Loos-en-Gohelle et le talus du cavalier du Chemin de Fer des Mines qui allait de la fosse 11/19 à la gare de Vendin.

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   Cette voie, dont il ne reste aujourd’hui que quelques bouts de rails par-ci par là, enjambait la Rue Brossolette et la Route de La Bassée par des ponts depuis rasés.

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   L’ancien Chemin Manot continuait sur la droite de l’entrée du cimetière pour rejoindre la Route de La Bassée. Dans cette rue, nommée aujourd’hui Louise Michel, a été construite dans les années 60 une cité de maisons basses que nous appelions ‘les HLM’.

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   En prenant la rue face à la porte du cimetière, appelée rue Fénélon, on arrivait à une autre succursale de la Coopérative des Mines. En voici une photo-montage qui donne à peu près ce qu’était ce bâtiment. Les enfants que nous étions aimaient aller à la boucherie car le commerçant leur offrait à chaque fois une rondelle de saucisson.

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   Nous revenions de la ‘coopé’ par la rue Fermat et ses corons blancs d’où on voit aujourd’hui le château d’eau de la Grande Résidence construit au début des années 70.

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   Un petit tour par la rue Colbert pour y voir d’autres corons qui auraient besoin d’être rénovés.

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   Puis, nous repartons vers la fosse 12 par la rue Brossolette (qui faisait aussi partie du Chemin Manot) avec sur la droite des maisons de pensionnés datant des années 70.

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   A gauche, la rue des Marronniers nous emmène aussi jusqu’aux écoles et église du 12. Dans les caniveaux de cette rue ont eu lieux d’innombrables parties de billes (nous, on disait « mappes ») lorsque les élèves que nous étions rentraient de l’école vers 16h30.

   C’est dans cette rue que l’Amicale des cités 12 et 14 avaient leurs activités dans ce bâtiment rudimentaire que l’on appelait aussi ‘le Cercle’ ou la salle Saint Laurent.

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  Voici quelques membres de cette Amicale photographiés pour ‘Notre Mine’ lors de la construction du vestiaire du terrain de basket.

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   Donnée par les HBNPC à la Ville de Lens, la Salle Saint-Laurent a été remplacée en 1992 par la salle René Houdart…

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   … qui se situe au même endroit, face à la rue des Fresnes.

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  Voilà, notre balade ‘au 14′ et dans nos souvenirs se termine par un petit ‘au revoir’ avec cette photo aérienne du carreau de la fosse prise dans les années 50.

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L’Harmonie des Mines de Lens

Posté par Le Lensois Normand le 14 avril 2012

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   En 1873 est créée la Fanfare Saint-Amé de la fosse 3 des Mines de Lens à Liévin, présidée par M. Micaud-Reumaux et composée de 14 musiciens. Huit ans plus tard, elle change de nom pour devenir la Grande Fanfare des Mines de Lens sous la Présidence de M. Dinoire. C’est à partir de cette date que ses musiciens sont habillés de tenues de mineurs.

   Le 18 avril 1897, la Grande Fanfare participe à la bénédiction de l’église Saint Barbe de la cité 4 de Lens.

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   En 1900, elle compte plus de 100 musiciens et reçoit les félicitations du jury lors de l’exposition universelle de Paris. En 1904, elle est présidée par M. Guillemant et reçoit quatre ans plus tard, au concours international de Bruxelles le Grand Prix d’Honneur.

   Totalement disséminée pendant la Première Guerre Mondiale, elle est reconstituée dès 1919 par le Président Dumont sous le nom de ‘Grande Harmonie des Mines de Lens’.

   Le jeudi 8 octobre 1925 lors de la cérémonie d’inauguration du Monument aux Morts des Mines de Lens, Route de Béthune, la Marseillaise est exécutée par l’Harmonie des Mines de Lens.

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   Vers 1930, sous la Présidence de M. Brachet et dirigée par le Chef Tournon, l’Harmonie compte 130 musiciens et 30 tambours et clairons. Elle est invitée à jouer à Ypres lors des fêtes de l’Indépendance de la Belgique. En 1933, elle ouvre son école de musique à Lens (à ne pas confondre avec l’école de musique municipale créée sous la mandat d’Alfred Maës).

   Toujours en 1933, L’Harmonie fait bien entendu parti des Sociétés invitées à l’inauguration du Stade des Mines (qui deviendra plus tard le Stade Bollaert).

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   Toute activité est de nouveau interrompue pendant la Seconde Guerre Mondiale. Mais c’est dès 1945 qu’elle reprend ses activités.

   Après la Nationalisation des Houillères en 1946, c’est M. Brossard qui en prend la Présidence.

   En septembre1953, sous la direction de M. Bernast, l’Harmonie des Mines donne deux concerts, l’un à Douai lors de la Foire Commerciale, l’autre à Estaires.

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   Le 22 février 1956, l’Harmonie des Mines de Lens reçoit, des mains de M. Trognon, Délégué de la Fédération des Société Musicales, l’Etoile d’Or de la Fédération. Le 17 avril 1957, M. Brossart, Président de l’Harmonie quitte ses fonctions. Il est remplacé par M. Liégart, Ingénieur en Chef aux travaux du fond.

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  En 1958, les élèves diplômés de l’école de l’Harmonie des Mines posent au Jardin Public.

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  Fin 1959, lors d’un concert à Lens, M. Rousse, Président de la Fédération des Société Musicales du Nord et du Pas de Calais, remettait à Armand Baillet et Georges Dupont, deux des musiciens, l’Etoile Fédérale.

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  Le 4 septembre 1960, l’Harmonie des Mines se déplace au château de Grossouvre en compagnie de l’Harmonie Municipale dont le Président est André Delelis. Le groupe en profite pour se produire également à Sancoins, Clermont-Ferrand, Bourges, Montluçon et Nevers.

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  Le 15 Janvier 1961, un grand banquet était organisé : l’Harmonie, sous la présidence de M. Liégart, fêtait la traditionnelle Sainte Cécile. M. Destruys, Chef du Personnel, représentait M. Michaux, Directeur du groupe Lens-Liévin.

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  Le 22 février 1961, l’Harmonie des Mines, dirigée par M. Delvigne, donne son premier concert de l’année dans la salle des Fêtes de la Route de Béthune. A cette occasion, le Docteur Schaffner, Député-Maire de Lens, remet la décoration dans l’ordre des Palmes Académiques à trois des musiciens.

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  9 Juin 1963 : L’Harmonie des Mines de LENS, dirigée par Monsieur Maurice DELVIGNE, premier prix de trompette du Conservatoire de PARIS, et la Batterie, sous la direction de Monsieur Michel LEPINE, se produisent en concert au jardin public.

  Mais la récession des houillères touche aussi l’Harmonie : moins de mineurs égalent moins de musiciens. Comme pour le RC Lens, les HBNPC cessent de financer l’Harmonie et le 17 janvier 1968, à cinq ans de fêter son centenaire, la dissolution de l’Harmonie des Mines de Lens est prononcée.

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Nota : la plupart des photos de cet article proviennent du magasine « Notre Mine – Jour et Nuit » des années 50

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LENS vu du ciel

Posté par Le Lensois Normand le 13 février 2012

Pour ceux qui aiment, voici deux séries de photos de Lens vu du ciel dans les années 50/60

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Le Dispensaire de la Caisse de Secours des Mines de Lens

Posté par Le Lensois Normand le 24 janvier 2012

    Le 16 février 1931, à l’initiative d’Alfred Maës, Président du Conseil d’Administration, la Caisse de Secours des Ouvriers et Employés des Mines de Lens dispose d’un nouveau dispensaire ultra-moderne. Il offre aux mineurs et à leur famille une médecine gratuite dont tous les composants sont réunis en un seul lieu.

   Ce grand édifice est situé entre les rue Eugène Bar et le Boulevard Basly sur un emplacement acheté à la ville. Il comprend un hall d’accueil spacieux, une pharmacie, des laboratoires d’analyse, des salles de radiologie, des cabinets de médecin généraliste et spécialiste, des salles de soins pour les infirmières, des appartements, une grande salle de réception, le bureau d’Alfred Maës et un garage avec des véhicules d’intervention. 

   Grâce aux photos transmises par Catherine, faisons une petite visite de ce dispensaire. Elle rappellera certainement de nombreux souvenirs aux plus anciens. Une occasion aussi de voir quel était le matériel médical de l’époque.

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Alfred Maës pose en compagnie du personnel qui semble savoir s’amuser :

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 Le bâtiment a été acquis par la Ville de Lens à la Société de Secours Minière en 1970 (conseil municipal du 23 octobre 1970). La dénomination Centre Léon Jouhaux date de 1975 :

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    Aujourd’hui, le propriétaire de ce bâtiment est Pas-de-Calais Habitat (un acte notarié a été signé en 2010 entre la Ville de Lens et Pas-de-Calais Habitat pour la cession de ce bâtiment). Il est occupé par des associations pour leurs permanences et réunions (une convention a été signée entre la Ville et Pas-de-Calais Habitat pour une mise à disposition provisoire des locaux permettant pour quelque temps encore de continuer une partie des activités associatives ayant lieu dans les salles du centre Jouhaux : Planning familial, chorale lensoise, etc…). (Merci à Aurélie David pour ces précisions)

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Sauvage et sans aucun respect !

Posté par Le Lensois Normand le 13 janvier 2012

  Ceci ne se passe pas à Lens mais à Liévin, ville de mon ami Christian qui m’a signalé ce fait. Voici une photo issue de Google Earth du Rond Point Sainte Barbe à Liévin :

Sauvage et sans aucun respect ! dans Coup de Gueule LievinSB001

  Devant le chevalet de la fosse 3 des Mines de Lens de la cité Saint-Amé (lieu de la dernière grande catastrophe minière du bassin en 1974) se trouve ce monument. Situé sur le Rond-Point Sainte-Barbe, le Mémorial National «Hommage aux mineurs» est l’oeuvre du sculpteur hongrois Ferenc Nagy.

  Il a été officiellement inauguré le 27 décembre 1994 à l’occasion du 20ème anniversaire de la catastrophe de Saint-Amé. Sa réalisation a fait l’objet d’une souscription publique. Des milliers d’anonymes ont ainsi participé au financement de ce mémorial pour rendre hommage au peuple de la mine.

  C’est beau de se souvenir des sacrifices de nos anciens et d’en conserver le souvenir avec ce genre de sculpture.

  Mais quand on en fait ça :

 

lievinSB002 dans La Mine

  On ne peut être que scandalisé par le manque de respect de cette entreprise. Les publicistes aujourd’hui ne travaillent que pour que l’on parle de leur produit quelques soit le moyen utilisé.

  Ce serait bien que nos élus interviennent rapidement pour faire retirer cette publicité et que le propriétaire de cette entreprise présente ses excuses  à tous ceux qui ont souffert du dur travail de mineur.

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Bonne fête de Sainte Barbe

Posté par Le Lensois Normand le 2 décembre 2011

 Qui fut Sainte Barbe ?

   Bonne fête de Sainte Barbe dans Histoire SB0011

   Au 3ème siècle vivait à Nicomédie en Asie Mineure (Izmit en Turquie aujourdhui), Sainte Barbe, vierge et martyre. Son père, un riche païen du nom de Dioscore avant de partir en voyage, l’enferma dans une tour pour l’isoler de ses soupirants. A son retour, il apprit que sa fille s’était convertie au Christianisme durant son absence. Furieux, le père voulu l’immoler et mit le feu à la tour. Barbe réussit à s’enfuir dans la montagne. Un berger découvrit la cachette et la dénonça à son père qui la traîna alors devant le gouverneur romain de la province. Celui ci la condamna à d’affreux supplices pendant lesquels la jeune demoiselle continuait à prier le Christ. Le gouverneur ordonna alors au père de trancher lui-même la tête de sa fille. Dioscore obéit mais fut aussitôt châtié par le Ciel : la foudre le tua sur place. Une autre version ajoute que le corps de Barbe s’éleva vers le ciel dans une boule de feu.

   Sainte Barbe fut donc choisie comme patronne des mineurs pour qu’ils soient préservés des incendies et des coups de grisou. Sa statue se trouvait au fond de chaque puits, près de la cage de remonte. Elle est fêtée le 4 décembre.

SB002 dans La Mine

Les cartes postales de la Sainte Barbe

   Heureuse période pour ce qui étaient à l’époque les PTT. Avec Sainte Catherine, Saint Nicolas et Sainte Barbe, les facteurs du bassin minier ne chômaient pas à cette période de l’année. La Sainte Barbe était l’occasion pour les mineurs de recevoir de jolies cartes postales de leur famille ou de leur … dulcinée.

sb000 dans Lens

La quinzaine de Sainte Barbe dans les mines

   C’était la période qui allait du 16 au 30 novembre. Les mineurs étaient autorisés à effectuer des journées de travail plus longues qu’habituellement pour toucher un peu plus d’argent lors de la quinzaine suivante.

  Bien qu’étant plus longtemps au fond pendant cette période, ils avaient l’idée qu’il se passait moins d’accidents malgré le surcroit de travail. « C’était l’effet Sainte Barbe » disaient ils.

  Pendant ce temps, les femmes croyantes faisaient bruler une chandelle au fond de la cave à l’intention de la Sainte qu’elles priaient pour protéger leur mari ou leur fils travaillant à la mine.

  La quinzaine (les mineurs étaient payés le 1er et le 15 de chaque mois) de Sainte Barbe, plus importante donc qu’habituellement grâce au travail supplémentaire, était versée le 3 décembre. Ce jour là, la journée de travail était exceptionnellement moins longue pour que chacun puisse bénéficier de son après-midi.

  Certains descendaient avec leur bistouille (mélange de café et de gnole) pour la boire entre copains à l’heure du briquet (pause casse-croute). D’autres avec des gâteaux, des brioches, des fruits …. Ce jour là, le briquet était exceptionnel et partagé entre tous.

  En fin de service, tout le monde remontait, y compris Sainte Barbe elle-même. Seuls les ‘indispensables’ gardes de chevaux, responsable d’extraction, de ventilation, etc … demeuraient à la fosse. Certains, qui avaient déjà bien abusé au fond, étaient déjà dans un état avancé.

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  Sur le carreau se tenait le payeur, tous les mineurs passaient devant lui et recevaient leur quinzaine.

  La légende ou l’histoire raconte que lors de certaines payes de Sainte Barbe, c’était la femme qui allait voir le payeur avant la fin du service de son mari afin que celui ci soit obligé, faute de moyens financiers, de rentrer directement à la maison : « Comme cha, i va pas cor dépinser s’quinzaine au bistrot », disaient elles.

Les fêtes de Sainte Barbe

  Commençaient alors les vraies fêtes de Sainte Barbe. Les estaminets et cafés du coin se trouvaient rapidement envahis de mineurs, l’alcool coulait à flot et les chants commençaient.

  Pour les plus sages, c’était le retour à la maison : l’épouse et les enfants souhaitaient alors une bonne fête au papa mineur et lui offrait parfois quelques présents (cigares, pipes, tabac ou fleurs le plus souvent).

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  Ce soir là, il y avait exceptionnellement du vin lors du souper pris en famille.

  Après le repas, quelques mineurs se rendaient au café du coin où ils retrouvaient certains collègues qui n’étaient pas encore rentrés chez eux. On buvait et chantait aux cris de «Vif’ Sainte Barbe !».

  Pour les employés (agents de maîtrise, porions, comptables, ingénieurs …), certaines compagnies offraient un banquet le soir du 3 décembre.

  Aux Mines de Lens, les employés et ouvriers ayant plus de 30 ans de service recevaient une action de la Compagnie en cadeau et les 100 plus anciens ouvriers une prime de 100 francs, tradition créée par Félix Bollaert, ancien Président du Conseil d’Administration de la Compagnie.

 Le Jour de la Sainte Barbe

 Le 4 décembre, la journée commençait par la grand-messe de Sainte Barbe. Tous les mineurs croyants et leur famille, endimanchés, se rendaient à l’église. Celle ci était pleine car même les non-pratiquants étaient présents, manifestant ainsi leur remerciement à leur Sainte patronne.

 Une procession était organisée, les plus anciens mineurs avaient le privilège de poster la statue de la Sainte jusqu’à l’autel.

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  La messe durait au moins 2 heures. Elle était payée par les Compagnies. Le plus souvent, une harmonie des Mines jouaient les airs religieux chantés par une chorale paroissiale. Le sermon était bien sur consacré uniquement à Sainte Barbe et à la reconnaissance du travail laborieux mais courageux des mineurs.

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  Après la messe, les cafés du quartier étaient de nouveau assaillis : les hommes s’y retrouvaient de nouveau pour boire un verre, fumer un cigare ou une pipe tout en chantant des airs du coin jusque 2 heures de l’après midi.

  Quelques uns, souvent des non croyants qui n’étaient donc pas obligés d’assister à la messe, étaient là depuis la veille. Les chants étaient de plus en plus forts et les danses de plus en plus vacillantes. On entendait ‘du bout d’el rue ‘ :

« Et bin non, Sainte Barbe, alle est pas morte,

Et bin non, Sainte Barbe, alle est pas morte,

Car alle vit, car alle vit

Car alle vir incor’ »

  Puis c’était pour les autres le retour à la maison où la ménagère avait préparé le repas de Sainte Barbe, arrosé par le reste de la bouteille de vin de la veille. Parfois, on se regroupait autour de la table entre voisins et amis.

  A Lens, sur la Place de la République, le fête de la Sainte Barbe durait trois semaines début décembre. C’était avant tout une fête foraine. Après le repas, on s’y rendait en famille et, après avoir tourné sur les manèges, les enfants ne revenaient jamais sans la ‘queuche’ de pain d’épice ou le sucre d’orge.

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  Le soir, un bal était organisé dans les cités. C’était souvent pour les jeunes filles des corons qui avaient fêté Saint Catherine quelques jours auparavant, l’occasion de faire leur ‘bal des débutantes’.

 En 1957, les chanteurs polonais vont fêter Sainte Barbe à Paris

  Cette année là, pour fêter Sainte Barbe une chorale polonaise accompagnée par l’harmonie des Mines de Liévin est allée donner une représentation à Paris salle Gaveau après être passée sur les ondes de la Radio Française. Cet extrait du ‘Relais Spécial’ de 1990 illustre l’événement.

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   Avec la fin de l’exploitation du charbon, la Sainte Barbe a été de moins en moins fêtée. Cependant aujourd’hui, des associations veulent renouer avec les traditions pour que nos descendants n’oublient pas ce qu’était la Fête de Sainte Barbe chez les mineurs.

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Source principale : Revue du Folklore Francais : la Sainte Barbe dans les régions minières de Marius Taleur.

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Avec l’APPHIM, sauvons la fosse 10 de Billy Montigny

Posté par Le Lensois Normand le 3 novembre 2011

  L’APPHIM, dont je suis membre, intervient pour la sauvegarde du patrimoine minier dans le Nord Pas de Calais. Soutenez son action en diffusant ce lien et cette affiche sur vos sites ou blogs.

fosse10billy.jpg

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