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L’Harmonie des Mines de Lens

Posté par Le Lensois Normand le 14 avril 2012

L'Harmonie des Mines de Lens dans Histoire HM001

   En 1873 est créée la Fanfare Saint-Amé de la fosse 3 des Mines de Lens à Liévin, présidée par M. Micaud-Reumaux et composée de 14 musiciens. Huit ans plus tard, elle change de nom pour devenir la Grande Fanfare des Mines de Lens sous la Présidence de M. Dinoire. C’est à partir de cette date que ses musiciens sont habillés de tenues de mineurs.

   Le 18 avril 1897, la Grande Fanfare participe à la bénédiction de l’église Saint Barbe de la cité 4 de Lens.

HM002 dans La Mine

   En 1900, elle compte plus de 100 musiciens et reçoit les félicitations du jury lors de l’exposition universelle de Paris. En 1904, elle est présidée par M. Guillemant et reçoit quatre ans plus tard, au concours international de Bruxelles le Grand Prix d’Honneur.

   Totalement disséminée pendant la Première Guerre Mondiale, elle est reconstituée dès 1919 par le Président Dumont sous le nom de ‘Grande Harmonie des Mines de Lens’.

   Le jeudi 8 octobre 1925 lors de la cérémonie d’inauguration du Monument aux Morts des Mines de Lens, Route de Béthune, la Marseillaise est exécutée par l’Harmonie des Mines de Lens.

HM003 dans Lens

   Vers 1930, sous la Présidence de M. Brachet et dirigée par le Chef Tournon, l’Harmonie compte 130 musiciens et 30 tambours et clairons. Elle est invitée à jouer à Ypres lors des fêtes de l’Indépendance de la Belgique. En 1933, elle ouvre son école de musique à Lens (à ne pas confondre avec l’école de musique municipale créée sous la mandat d’Alfred Maës).

   Toujours en 1933, L’Harmonie fait bien entendu parti des Sociétés invitées à l’inauguration du Stade des Mines (qui deviendra plus tard le Stade Bollaert).

HM004 dans Les Mineurs

   Toute activité est de nouveau interrompue pendant la Seconde Guerre Mondiale. Mais c’est dès 1945 qu’elle reprend ses activités.

   Après la Nationalisation des Houillères en 1946, c’est M. Brossard qui en prend la Présidence.

   En septembre1953, sous la direction de M. Bernast, l’Harmonie des Mines donne deux concerts, l’un à Douai lors de la Foire Commerciale, l’autre à Estaires.

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   Le 22 février 1956, l’Harmonie des Mines de Lens reçoit, des mains de M. Trognon, Délégué de la Fédération des Société Musicales, l’Etoile d’Or de la Fédération. Le 17 avril 1957, M. Brossart, Président de l’Harmonie quitte ses fonctions. Il est remplacé par M. Liégart, Ingénieur en Chef aux travaux du fond.

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  En 1958, les élèves diplômés de l’école de l’Harmonie des Mines posent au Jardin Public.

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  Fin 1959, lors d’un concert à Lens, M. Rousse, Président de la Fédération des Société Musicales du Nord et du Pas de Calais, remettait à Armand Baillet et Georges Dupont, deux des musiciens, l’Etoile Fédérale.

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  Le 4 septembre 1960, l’Harmonie des Mines se déplace au château de Grossouvre en compagnie de l’Harmonie Municipale dont le Président est André Delelis. Le groupe en profite pour se produire également à Sancoins, Clermont-Ferrand, Bourges, Montluçon et Nevers.

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  Le 15 Janvier 1961, un grand banquet était organisé : l’Harmonie, sous la présidence de M. Liégart, fêtait la traditionnelle Sainte Cécile. M. Destruys, Chef du Personnel, représentait M. Michaux, Directeur du groupe Lens-Liévin.

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  Le 22 février 1961, l’Harmonie des Mines, dirigée par M. Delvigne, donne son premier concert de l’année dans la salle des Fêtes de la Route de Béthune. A cette occasion, le Docteur Schaffner, Député-Maire de Lens, remet la décoration dans l’ordre des Palmes Académiques à trois des musiciens.

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  9 Juin 1963 : L’Harmonie des Mines de LENS, dirigée par Monsieur Maurice DELVIGNE, premier prix de trompette du Conservatoire de PARIS, et la Batterie, sous la direction de Monsieur Michel LEPINE, se produisent en concert au jardin public.

  Mais la récession des houillères touche aussi l’Harmonie : moins de mineurs égalent moins de musiciens. Comme pour le RC Lens, les HBNPC cessent de financer l’Harmonie et le 17 janvier 1968, à cinq ans de fêter son centenaire, la dissolution de l’Harmonie des Mines de Lens est prononcée.

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Nota : la plupart des photos de cet article proviennent du magasine « Notre Mine – Jour et Nuit » des années 50

Publié dans Histoire, La Mine, Lens, Les Mineurs | 2 Commentaires »

Mon Condorcet par Roland Duhoux

Posté par Le Lensois Normand le 7 mai 2011

  Après l’article de Christian Daubresse sur le collège Michelet, j’ai eu l’idée d’en faire un sur ce que ses bâtiments abritaient avant, c’est à dire le collège Condorcet. Qui était le mieux placé pour moi pour relater cette époque que mon « grand frère » Roland qui y suivit une bonne partie de sa scolarité ? Voici donc ses souvenirs.

  L’examen de ces quatre photos (de classe) me renvoie plus de 60 ans en arrière.

  Suivent quelques souvenirs personnels qui mériteraient d’être confrontés à d’autres témoignages pour s’approcher de la vérité et mériter de rivaliser avec l’excellence de l’article de Christian Daubresse sur l’histoire du Collège Michelet.
  Il convient de signaler que nous sommes à peine au sortir de la guerre, que la France s’en relève difficilement et que les privations sont au rendez-vous pour la plupart d’entre nous.
  Il apparaît que la mixité n’est effective qu’à partir de la classe de seconde quoiqu’une timide expérience ait été tentée dans les classes préalables avec la présence dans les rangs des garçons de Jeannie Lecerf, fille d’un professeur de math (et, je crois surveillant général) et d’Armande Danel , fille du « principal » (Présent avec la classe de 4ème auprès de Mr « Béraud », professeur d’anglais).

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La classe de 4ème en 1945/1946

  Le Collège Condorcet « ratisse » large. Les élèves viennent de Lens évidemment,ceux des cités périphériques faisaient la route à pied ou à bicyclette. On venait de loin, j’ai le souvenir des Winglois qui empruntaient le chemin de fer des mines et qui débarquaient chaque matin à la gare Sainte Elisabeth.

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  Il n’y avait pas de ramassage scolaire sauf pour deux habitantes de Courrières qu’un camion plus ou moins bien aménagé conduisait, ainsi que d’autres élèves, à Billy Montigny où elles prenaient un autre véhicule qui déposait son « chargement » à Condorcet, à Saint Paul ou à Sainte Ide. Ceci à l’initiative du service des Houillères.

  Les conditions d’enseignement étaient précaires. Je pense en particulier à l’éducation physique. Les profs étaient confinés entre les cours dans un couloir que l’on avait aménagé pour les recevoir mais aussi pour y entasser leur peu de matériel pédagogique. J’ai une pensée pour Mr Deneux (?) qui nous conduisait au stade Raoul Briquet, au stade Bollaert ou opérait quelquefois dans un étroit espace cerné par les hauts murs de Condorcet, d’un côté et ceux de Campan, de l’autre.

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Le Stade Bollaert avec au premier plan, le terrain des scolaires avec le mat

   1946: ma mère meurt, J’ai 15 ans. Un cataclysme ! C’est l’année du brevet. Dans sa préparation je mets toute l’énergie possible pour honorer sa mémoire: elle aurait été si contente de mon succès.

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La classe de 3ème

  Comment en suis-je venu à prolonger ma scolarité vers le bac? Je n’ai pas le souvenir de réticences de la part de mon père. Quelques copains avaient choisi de le faire, j’ai « sauté dans leur roue ». La tendance dans la famille c’était d’essayer de sortir un peu de notre condition.

  Mes sœurs avaient suivi une formation professionnelle (couture et mode). Ma mère, orpheline à 11ans, avait été recueillie par des oncles qui n’avaient pas tardé à la mettre au service de bourgeois. « Mes filles n’iront jamais « devant le monde » disait-elle. Au point de vue matériel, j’avais une bourse nationale et une bourse des mines assez conséquente. L’été, j’étais moniteur de colonie de vacances. Je n’ai jamais eu l’impression ni d’avoir été mal considéré du fait de ma modeste condition ni d’avoir été abusivement à la charge de la famille.

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Roland à Grossouvre en 1949

 Mes études ont été un peu chaotiques. L’année du premier bac a été perturbée par une opération de l’appendicite (un mois à l’hôpital) au cours du premier trimestre.

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La classe de seconde, c’est le début de la mixité

  En terminale, j’ai essayé de « faire » math élémentaires. J’y ai renoncé à la fin du premier trimestre pour « aller » en sciences expérimentales. Condamné à repasser l’oral et à être reçu pour pouvoir profiter du concours qui me permettrait d’entrer à l’école normale pour une formation professionnelle de deux ans (rémunérée)

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La classe « Sciences Expérimentales », Roland, au 3ème rang à gauche, sa future épouse Madeleine au second rang,

2ème à partir de la droite et au premier rang, 2ème à partir de la droite, la future madame Daubresse.

  On va fermer la parenthèse sur un peu de nostalgie: il y a sur ces photos des personnes avec lesquelles nous avons partagé une partie de notre vie, sept années qui ont été déterminantes pour notre avenir et qui restent chargées de réelles amitiés.

  Michel Turpin, Druelle, Gilbert Besson, Paul Rodier, Raymond Carpentier, Yvette Verboven, Andrée Flanquart, Yvette Sauvet, Léonide Dziemba, Marie Madeleine Blondel, Jeanne Thévenot, Triquet, Culot, Claude Dépret, Drelon, Duforêt, Henri Lefebvre, Claudette Sarrazin, Julien Safran, Gorlas, Robert Manier, Poli, Serge Rigaut, Dieu.

 Sans oublier quelques profs: Lecerf, Corbières, Tallemant, Melle Duhin, Remarck, Couplet (avec la classe de sciences expérimentales), Dutrez, Robillard, Kennis, Hulot, Wilhem, Dupire, les frères Billet. Pardon pour les autres.

 ROLAND DUHOUX.

Publié dans Histoire, La famille, Lens | 3 Commentaires »

Sa femme l’appelle Maurice

Posté par Le Lensois Normand le 12 avril 2011

   Connaissez vous Maurice ? Moi, oui ou plutôt non. Car je le connais sans le connaître. Maurice, je l’ai jamais vu; je l’ai rencontré sur le net, sur Facebook plus précisément. Je ne sais plus comment. Certainement par l’intermédiaire d’amis communs comme Marie Claire ou Minloute, les concepteurs du site «Histoires de Chtis» (à voir ici) ou Christian de Liévin (ici son blog) ou d’autres encore. Car Maurice a beaucoup d’amis sur Facebook, une cinquantaine. Il y a Odile, Vital, André, Pierre, Didier, Jean Louis, Jean Marie, Martine et bien d’autres. Et ce qui unit tous ses amis, c’est qu’ils sont CHTIS et comprennent le patois chti.

    Car Maurice, il le connait le patois artésien. Il ne connait que ça d’ailleurs et il sait aussi bien l’écrire que le parler. Exemple : quand il raconte ses différents avec son voisin, ça donne ça : 

  « In vla cor emmerdé , avec min voisin din face , y’arcomminche sin cinéma , ch’ti qui contient in pinte , et qui bot 2 lites , cha faijot d’ja un momint , mais ch’étos qu’in tiot crachat d’su ch’trottoir avec bin sur un dogt d’honneur. Mais la ed’ pu 2 jours , ya d’l'abus , jeudi soir j’su sorti d’su ch’balcon , et j’ai poussé em gueulante ,mais y gueule plus fort ecqu’mi , et hier soir y a arcomminché , et ché l’voisine , qui sa attrapé avec li , ses deux garchons et s’femme , y z’ont étés obligé d’l'arténir , et mi malheureusemint j’peux pas intervenir »

   J’aurai aimé le voir devant son instituteurs il y a …. quelques années.

   Car Maurice, c’est plus un jeunot. Né à Lens juste avant la deuxième guerre mondiale, il est dans sa huitième dizaine. Mais il a in cœur et un esprit de gamin espiègle. D’ailleurs, il y a deux Maurice : le Maurice d’été !

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  Et le Maurice d’hiver :

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   Il y en a qui disent que Maurice est radin. Ce n’est pas tout à fait vrai. Il est juste un peu économe, c’est tout. Il paraît que si on veut aller chez lui, on est très bien reçu si on apporte un sac de 10 kilos de « pétières » ou toute autre victuailles, solide ou liquide. Mais les médisants qui disent cela ne savent pas que c’est pour que Michèle, sa chère et tendre, lui confectionne une bonne « tartes aux pétotes ».

  A un autre médisant qui prévient son amie Odile d’apporter son propre café si elle va chez lui, Maurice répond : «J’su pas in ecrêpe salière (radin) mais, j’arfuseros pas qu’Odile al ramène sin café».

  Un autre exemple de sa grande générosité : il n’hésite pas à donner 20 «roros» (c’est sa manière de dire Euros) à un inconnu qui aurait besoin d’essence. Mais aussitôt il demande à tous ses amis de Facebook de lui verser 120 euros chacun : 20 pour l’argent perdu et 100 pour le « préjudice moral ».

  Maurice est plein d’humour. Peut être doit il cela à son patronyme identique à celui d’un des plus grands comique que la France ai connu : Raymond Devos. Pourtant, il n’a pas du toujours rigolé : ancien mineur, silicosé, il a aussi fait la guerre d’Algérie. Aujourd’hui retiré dans sa maison à Méricourt, Maurice passe une partie de ses journées sur « sin manicrac » à discuter et à amuser ses amis chtis.

  Maurice Galibot :

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  Maurice a une devise : ne pas se laisser déborder. A ce sujet, il dit : « Faut avouer qu’j'em laiche déborder PLUS QUE TRES facilemint. J’essaye même pas d’ailleurs ».

  Maurice n’est pas croyant. Sur son profil de faceboof, il dit « din m’vie j’n'ai eu qu’in dieu , MIN PERE ». Mais il croit en l’amitié et en l’amour de sa petite famille.

  Maurice est aussi un photographe émérite. Il a inventé le « flou artistique involontaire ». Un art qui devrait être reconnu par le Comité International de la Photographie !

  Des fois, il a la mémoire qui flanche un peu. Alors il aime bien qu’on lui rappelle ses souvenirs. Comme ceux qui l’ont vu traîner sur les bancs de l’école du 11, ou suivre son père au travail à la fosse 12, ou faire la fête dans les bals des salles du 14 ou de la Route de Béthune, ou arpenter les rues de la Cité des Fleurs, ou admirer les chevalets les fosses comme au 4 ou au 9. Il a été l’un des tous premiers colons de Grossouvre.

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Maurice, 3e à gauche au 2e rang

   En relisant tout ce que je viens d’écrire, je me dis qu’il faut absolument que j’aille à Méricourt un de ces jours !

Publié dans Lens, Les Amis | 13 Commentaires »

 

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